C’est précisément dans la localité d’Ekondo-Titi (Sud-Ouest) que deux militaires de l’armée camerounaise ont été tués alors qu’ils menaient une opération antiterroriste ce 26 mai 2021. Nanji Kenneth, le maire de ladite commune, a précisé qu’ils étaient membres d’une unité menant des opérations de ratissage le long de la frontière Cameroun-Nigéria, en vue de la « recherche d’éléments terroristes séparatistes ». L’opération tourne mal lorsque le véhicule va rouler sur un espace piégé de mines par les bandes armées séparatistes. L’explosion va être suivie d’un assaut inattendu des sécessionnistes qui a coûté la vie à deux soldats camerounais.
Trois autres ont été blessés dans les affrontements selon l’élu local. Les affrontements sont réguliers entre séparatistes et forces de l’ordre depuis quatre ans dans les deux régions à majorité anglophone du pays. On se souvient que lundi dernier dans le Nord-ouest, quatre gendarmes sont morts dans un assaut des groupes armés à la brigade de Lissin (département du Bui). Avec plus 3 500 morts et quelque 700 000 déplacés enregistrés, le régime Biya priorise toujours l’option militaire pour résoudre la crise dans les régions anglophones, malgré les nombreux appels au dialogue. Les grandes annonces et les grandes promesses contrastent allègrement avec la réalité du terrain. C’est dire si on avance vraiment dans le bon sens.


