“Hier, nos services sociaux ont reçu près de 11 000 réfugiés qui sont arrivés avec presque rien. Ils n’ont pas de literie, de vêtements de rechange ou de nourriture”, a appris Gayang Souare, le gouverneur de la région tchadienne de Chari Baguirmi. Les autorités tchadiennes ont disent vouloir éviter que les combats au Cameroun n’arrivent au Tchad car “il s’agit des mêmes communautés” pour reprendre le gouverneur de cette région.
Au moins 20 personnes ont été tuées dans l’Extrême-Nord du Cameroun lors de de ces combats ethniques. L’un des pires jamais enregistré au Cameroun. La violence s’est intensifiée, selon les responsables locaux, parce que les habitants ont acheté des armes pour se défendre contre Boko Haram.”Il y a parmi eux des blessés qui ont besoin de soins médicaux immédiats et des enfants qui sont sans leurs parents”, selon M. Souare, qui ajoute qu’ils ont du mal à s’occuper d’eux, en raison de moyens limités.
Les affrontements ont éclaté à cause d’un litige où des pêcheurs ont creusé des trous dans le sol. Un différent qui vient s’ajouter à un autre. Dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun, l’armée camerounaise combat Boko Haram et des combattants liés au groupe armé État islamique sans discontinuer.




