Meeting MRC et terrorisme d’Etat au Cameroun : La soldatesque du régime donne raison à Donald Trump

« On va vous tuer même. Quand votre Donald Trump va arriver avec la bombe atomique, on vous aura tués… S’il est fort, il vient vous ressusciter, sinon, ça ne vous sert à rien… ». Propos tiré du monologue d’un policier s’adressant samedi à un militant du MRC à Yaoundé est repris ici tel qu’il nous a été restitué par notre source, elle-même victime des brutalités policières pour avoir tenu à assister au premier meeting d’après sortie de prison du Professeur Maurice Kamto.

« Ce policier qui causait en langue ewondo avec d’autres gendarmes et policiers qui l’avaient aidé à bien nous tabasser s’est ensuite moqué de son seul collègue policier, qui ne nous avait pas torturés, en lui disant : “Tiwa, parle vraiment à tes frères-ci hein, il faut qu’ils comprennent que rien ne peut dépasser le pouvoir. Un président peut vous écraser tous avec les chars aujourd’hui, même s’il va être jugé après le pouvoir. Et même s’il est condamné à vie, il ira résider dans une prison bien aménagée et cent fois plus bien que la prison où votre Kamto est resté pendant combien de mois-là?… Pendant des mois. Et vous, vous serez dans la tombe en train d’être dévoré par les termites, les vers et les asticots.” »

Effectivement, le policier cité ici, dont l’identité n’a pas été révélée à Cameroonvoice, ne croyait pas si bien dire à propos du droit de vie et de mort conféré au pouvoir par une loi non écrite dont les termes tranchent radicalement avec toutes les conventions et chartes, tant nationales qu’internationales.

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Du coup en regardant les images-témoignages de cette autre dame, victime de la barbarie des gendarmes à la solde du régime Biya, on en vient à la déduction logique que l’ingénuité du policier cité supra n’enlève rien à la gravité de son propos, voire à la dangerosité de ceux-ci, puisqu’ils laissent penser que les Camerounais doivent agir désormais comme dans des cas de légitime défense, un peu comme leurs compatriotes des régions anglophones, s’ils ne veulent pas que leurs manifestations politiques pacifiques pour une raison ou une autre, se transforment en des allers simples à l’abattoir.

Voilà donc un autre combat auquel les Camerounais sont appelés à participer alors que les combats majeurs comme celui de la réforme urgente du Code électoral n’est même pas encore mené de moitié : se battre pour qu’il soit strictement interdit aux forces de l’ordre, quelle que soit la raison, d’avoir à leur disposition lors des opérations de maintien de l’ordre ou de prévention de trouble à l’ordre public, ou d’encadrement des manifestations, une arme pouvant provoquer ou donner la mort.

Ne pas le faire, ne pas mener ce combat civique, que l’on appartienne au camp de l’oppresseur ou à celui de l’opprimé, c’est prêter le flanc à une tendance belliciste qui commence à s’insinuer de plus en plus dans les esprits, et qui consiste à penser que le salut de la démocratie se trouve au bout d’une confrontation armée ou à armes presque égales entre un peuple renié par son armée et une armée qui a choisi le camp de ceux qui se trouvent le plus près des caisses où sont payés leurs salaires, alors que dans d’autres pays africains, il y a belle lurette que des armées ont pris fait et cause pour le peuple et écarté des dirigeants incapables, incompétents et impopulaires, fussent-ils prétendument élus démocratiquement, question de ramener la sérénité au sein de la Nation.

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Ne pas soutenir le combat du respect des normes juridiques nationales et internationales en matière de maintien de l’ordre, c’est se disposer à voir s’ouvrir dans le reste des régions du Cameroun non encore touchées, d’autres fronts de rébellion comme dans le NOSO.
A moins que comme l’a relevé un internaute, Biya nourrisse une telle aversion pour le Cameroun qu’il en serait arrivé au sombre dessein de pousser tous les autres pays du monde à suivre l’exemple du président américain Donald Trump, en suspendant leur aide financière au Cameroun pour violations flagrante des droits de l’homme, arrestations arbitraires et exécutions extrajudiciaires.

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